Les recherches

Les sources
L'exercice de la profession suppose une connaissance parfaite et une maîtrise particulièrement affirmée des différentes sources de recherches, tant en France qu'à l'Etranger :

L'Etat civil , est, par essence, « l'épine dorsale » de l'arbre généalogique. Bien que mis en place par la Révolution, le 20 septembre 1792, sous la forme moderne, il existait, en réalité depuis des siècles et sous l'impulsion de l'Eglise, en France comme dans la plupart des pays de l'Europe occidentale. L'Eglise interdisait en effet le mariage entre parents au 4 e degré canonique (soit 8 e degré civil) ainsi qu'entre parrains et marraines d'où la nécessité de tenir des registres de baptêmes, mariages et sépultures. Depuis 1736, un édit reprenant et précisant des textes antérieurs, enjoignait les curés de tenir les registres en deux exemplaires, l'un d'entre eux devant être déposé au greffe du baillage ou de la sénéchaussée (ancêtres des tribunaux) au terme de chaque année. Cet usage fut repris en 1792 et demeure toujours d'actualité. Ainsi, si un registre a été perdu, détruit ou s'il devient inutilisable, le second exemplaire devient particulièrement précieux.

Pour accéder à l'état civil de moins de cent ans, chacun de nos chercheurs dispose obligatoirement de l'autorisation du Procureur de la république près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel il doit effectuer ses recherches en application de la circulaire de la Direction des Affaires Civiles et du Sceau en date du 29 septembre 2004.

Les archives publiques, organisées depuis 1790 et 1794, sous forme d'archives nationales, départementales et communales. Elles sont très riches et variées :
 - archives de l'état civil de plus de cent ans,
 - archives de l'enregistrement et des hypothèques,
 - registres des recensements de populations,
 - registres des listes électorales,
 - archives militaires,
 - archives des cimetières.

Les archives des administrations  :
 - Ministère des Affaires Etrangères : dossiers de naturalisation, consultables par dérogation.
 - Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques : répertoire national d'identification des personnes physiques.

Les archives privées  : constituées patiemment par des généalogistes passionnés, elles viennent compléter utilement les archives publiques et souvent les suppléent en cas de destruction. C'est le cas de Paris qui en mai 1871 a vu s'envoler en fumée la plupart des documents administratifs. Une patiente reconstitution à travers notamment les bans de publications de mariage est aujourd'hui à la disposition des chercheurs.

L'Internet  : véritable révolution dans le domaine de la recherche généalogique, il permet un accès quasi instantané à des milliards d'informations à travers le monde. Son utilisation requiert toutefois une prudence et un sens critique particulièrement exacerbé en raison de la masse d'informations et de l'absence fréquente de l'origine des sources.

Les archives nationales, civiles et religieuses, des pays étrangers : les flux migratoires importants que connaît la France depuis plus de deux siècles nous entraînent inévitablement au-delà de nos frontières. Plus de 30 % de nos dossiers sont concernés par ce phénomène. Ainsi, une équipe de cinq collaborateurs s'occupe exclusivement des investigations internationales. Une parfaite maîtrise d'un grand nombre de langues étrangères et un goût prononcé pour les voyagescultures étrangères s'avèrent alors indispensables.

Les méthodes  
L'Etude dispense aux chercheurs une formation à l'issue de leurs études supérieures (en général de droit ou d'histoire) qui va leur permettre de découvrir les différents outils de travail. On considère que trois années sont nécessaires pour en arriver à une parfaite maîtrise.

Quatre équipes de chercheurs à Paris et autant dans nos succursales ont été mises en place pour rationaliser les recherches. Elles rassemblent traditionnellement le fruit de leurs investigations sur un support papier qui sera, lors de l'établissement définitif de la dévolution successorale, saisi sur informatique.

Par ailleurs, il est important de pouvoir croiser les différentes sources afin de s'assurer de la véracité des premières informations recueillies. Ces informations peuvent être confrontées à des hypothèses de travail, liées à l'histoire, au régionalisme, à l'onomastique. Elles peuvent être complétées par des enquêtes afin d'identifier et de localiser des ayants droits. Le chercheur doit alors se doubler d'un véritable détective.

Dans cet esprit, les investigations internationales nous amènent à mettre en place un important réseau de correspondants sur tous les continents : archivistes, historiens, journalistes, notaires, avocats sont sollicités par nos chercheurs pour mener à bien nos travaux.